Quelles fenêtres choisir si vous habitez en ville ?
Habiter en ville présente, pour beaucoup de personnes, de nombreux avantages. Profiter d’une vie de quartier animée ou de commerces à proximité… En revanche, il faut composer aussi avec un certain nombre de nuisances qui peuvent à la longue devenir difficilement supportables. Parmi elles, le bruit de la circulation, jour et nuit, ou encore le manque d’intimité en cas de vis-à-vis. D’où la nécessité de bien choisir ses fenêtres si vous vivez en milieu urbain pour vous assurer un confort au quotidien ! Voici quatre points essentiels à connaître pour vous aider à bien les choisir si vous résidez dans une grande agglomération.
Le bruit : la première des nuisances si vous habitez en ville
Trafic routier, bar animé sous vos fenêtres, sirènes d’ambulance à longueur de journée… En milieu urbain, le bruit fait partie du quotidien. Pourtant, ses effets impactent de façon non négligeable notre santé. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique même qu’une exposition prolongée à un niveau sonore supérieur à 53 dB en journée, lié au trafic routier, peut déjà s’avérer néfaste. Pour peu que vous souffriez d’une hypersensibilité au bruit, c’est le cauchemar assuré !
Fatigue chronique, troubles du sommeil, stress,… Le bruit agit de manière insidieuse. Même si vous pensez vous y habituer, votre corps lui, continue de le subir. C’est pourquoi un intérieur préservé des nuisances sonores constitue un paramètre essentiel du confort, en particulier en ville.
Raison pour laquelle, pour vous protéger efficacement des nuisances sonores, bien choisir ses fenêtres en zone urbaine s’impose. Le tout, sans négliger le type de mise en œuvre. En effet, quand bien même vous possédez la fenêtre avec le plus grand affaiblissement acoustique du marché, si sa pose laisse à désirer, n’espérez pas le résultat attendu. Au-delà de sa fabrication, l’étanchéité de la fenêtre passe aussi par les joints et donc par une mise en œuvre dans les règles de l’art.
Pour éviter toute erreur, référez-vous à l’indicateur d’affaiblissement acoustique Rw de la menuiserie. Exprimé en décibels (dB), plus ce coefficient est élevé, plus la fenêtre isole efficacement du bruit. Il faut savoir également que 3 dB en moins divisent la perception du bruit par deux.
D’autre part, l’exposition aux nuisances sonores des logements urbains diffèrent selon leur environnement. C’est pourquoi, renseignez-vous également sur le niveau de performance acoustique des vitrages grâce au label Acotherm qui définit quatre catégories :
– AC1 (28 dB) pour les rues calmes ou peu passantes,
– AC2 (33 dB) pour un quartier piéton ou un habitat près d’une route fréquentée,
– AC3 (36 dB) idéal près d’un axe routier, d’un arrêt de tram ou d’une rue animée,
– AC4 (40 dB) recommandé à proximité d’un périphérique, d’une voie ferrée ou sous un couloir aérien.
Enfin, dans le cadre d’une isolation phonique, le mieux reste de privilégier une dépose totale de l’ancienne menuiserie. Vous pourrez alors choisir le modèle le plus adapté à votre logement grâce aux différentes épaisseurs de vitrages existantes sur le marché. Et même si besoin rajouter des films spécifiques pour atténuer les vibrations.

Préservez votre intimité
Habiter en ville rime avec vivre plus proche des autres. Vis-à-vis direct dans un immeuble ancien, rez-de-chaussée exposé aux passants… Autant de situations susceptibles de procurer la sensation de se sentir observer. Avouons-le, il nous est tous arrivé lors d’une balade en ville de jeter un œil dans les appartements.
Désormais, il existe des solutions telles que les stores screen et les brise-soleil orientables. Bien plus efficaces que des rideaux ou des volets en pleine journée, ils présentent l’avantage de :
– pouvoir gérer l’apport en lumière naturelle,
– vous protéger des regards extérieurs indiscrets.
Parmi les autres possibilités pour préserver l’intimité sans pour autant vivre dans le noir, citons également :
– les vitrages dépolis ou sablés. Idéals pour les pièces exposées, ils laissent passer la lumière tout en floutant les silhouettes,
– les vitrages électrochromes qui s’obscurcissent ou non à la demande. Cependant, cette technologie reste pour l’heure peu accessible en termes de budget. Comptez aux alentours de 1.000€ le mètre carré,
– les films à poser soi-même sur la vitre qui se déclinent en plusieurs versions (effet miroir sans tain, dépoli avec ou sans décor…). En revanche, mieux vaut disposer d’un minimum de savoir-faire pour éviter les bulles d’air disgracieuses.
Ainsi équipées de l’une de ces options, les fenêtres vous offrent à nouveau la possibilité de circuler librement chez vous sans craindre la curiosité des passants. Le tout sans jamais renoncer à la luminosité, si précieuse en milieu urbain.

La sécurité : un critère important en ville comme ailleurs
Contrairement à ce que vous pensez peut-être, les communes situées en zone urbaine figurent parmi la cible privilégiée des cambrioleurs. Sept effractions sur dix ont effectivement lieu en ville, là où la densité s’avère plus importante.
En conséquence, la sécurité des fenêtres constitue un enjeu majeur si vous résidez dans une grande agglomération. Et ce d’autant plus si vous habitez en rez-de-chaussée car elles représentent l’un des accès privilégiés des malfaiteurs. Sachant qu’ils abandonnent généralement au bout de 5 minutes, il convient donc de bien équiper vos menuiseries pour les retarder au maximum.
Pour cela, nous vous conseillons :
– le vitrage feuilleté retardateur d’effraction. De par sa composition avec plusieurs feuilles de verre, même brisé, il empêche le passage immédiat.
– la poignée de fenêtre verrouillable avec une clé. En cas de bris de vitre, celle-ci empêche le cambrioleur de la manipuler pour rentrer plus facilement,
– une menuiserie complète certifiée entre RC1 et RC6 selon sa facilité d’accès qui lui permet de re?sister jusqu’à 20 minutes aux tentatives d’effraction. Dotée d’un plus grand nombre de points de fermeture répartis sur le vantail ou les vantaux, elle assure un ancrage solide de la fenêtre dans le dormant.
Sans oublier bien sûr des équipements complémentaires tels que des galets champignons auto-rotatifs ainsi qu’un levier en feuillure toute hauteur. Ces derniers garantissent une fonction anti-de?crochement en position ferme?e, gage de se?curite? en cas de tentative d’effraction.
Dernier point, sécuriser ses fenêtres ne signifie pas dénaturer la façade ou vivre derrière des barreaux. Contrairement aux grilles de défense visibles sur certaines en rez-de-chaussée d’anciennes habitations, les solutions actuelles s’intègrent parfaitement tout en répondant aux contraintes urbaines et aux règlements de copropriété.

Ouvrir ses fenêtres pour aérer : encore plus indispensable en ville
Au-delà du vis-à-vis, les nuisances sonores et la pollution bien plus importantes en ville ne nous incitent pas forcément à ouvrir les fenêtres. Pourtant, ce geste anodin reste indispensable à la qualité de l’air intérieur de votre habitation.
Que vous viviez en ville ou la campagne, la circulation de l’air demeure une obligation. D’où la nécessité d’équiper vos fenêtres de grilles de ventilation à moins que vous ne disposiez d’une ventilation mécanique double flux (VMC). Un « luxe » rare dans les logements anciens.
Pourquoi ? Tout simplement car quand vous respirez ou cuisinez, de la vapeur d’eau se dégage. Résultat, sans renouvellement d’air suffisant, l’humidité s’accumule et finit par condenser sur les surfaces les plus froides. Il en résulte des risques de voir apparaître des moisissures.
Pour éviter ces désagréments, les fenêtres doivent disposer de grilles de ventilation pour favoriser la circulation de l’air, indispensable à un habitat sain. Pour pallier aux éventuelles nuisances sonores urbaines, il existe des rallonges acoustiques avec un affaiblissement pouvant aller jusqu’à 45 dB.

De quoi dormir tranquille sur vos deux oreilles jusqu’au bout de la nuit !